{"id":725,"date":"2013-07-27T13:53:31","date_gmt":"2013-07-27T12:53:31","guid":{"rendered":"http:\/\/www.voixeditions.com\/wordpress\/?page_id=725"},"modified":"2014-03-19T18:42:13","modified_gmt":"2014-03-19T17:42:13","slug":"richard","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.voixeditions.com\/?page_id=725","title":{"rendered":"Richard Meier"},"content":{"rendered":"[blank_spacer height=\u00a0\u00bb30px\u00a0\u00bb width=\u00a0\u00bb1\/1&Prime; el_position=\u00a0\u00bbfirst last\u00a0\u00bb] [spb_text_block pb_margin_bottom=\u00a0\u00bbno\u00a0\u00bb pb_border_bottom=\u00a0\u00bbno\u00a0\u00bb width=\u00a0\u00bb1\/1&Prime; el_position=\u00a0\u00bbfirst last\u00a0\u00bb]\n<h3 style=\"text-align: center;\">Dans l\u2019univers des \u00e9ditions Voix de Richard Meier<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\"><div class=\"horizontal-break\"> <\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #222222;\"><div class=\"one_half\">\n<\/span>Il se peut qu\u2019\u00e0 feuilleter le catalogue des \u00e9ditions Voix, l\u2019amateur \u00e9ventuel \u00e9prouve d\u2019abord une sorte de vertige : les titres eux-m\u00eames forment un po\u00e8me, comme une valse qui va aspirer le lecteur dans un tourbillon, retardant le moment o\u00f9 un choix va s\u2019imposer\u00a0 (mais selon quels crit\u00e8res ?) : Orques du desert, Tangage, roulis et autres reflets, Stille nacht, L\u2019effarant phare errant du pharaon, L\u2019embarcation des anbges, toupie de chair, La d\u00e9couverte du cercle dense\u2026 etc..<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les \u00e9crivains et les artistes qui travaillent avec Richard Meier ont, sans doute le g\u00e9nie du titre. L\u2019investigation de cette constellation livresque devient une tentation irr\u00e9sistible. Nous irons maintenant de surprise en surprise, l\u2019impression de \u201cjamais vu\u201d n\u2019\u00e9tant jamais d\u00e9mentie : tout se passe comme si l\u2019originalit\u00e9 \u00e9tait \u2013 paradoxalement \u2013 le seul caract\u00e8re commun aux ouvrages de cette collection. Le bibliophile, le bibiomane se transforme alors en aventurier, explorateur d\u2019une nouvelle biblioth\u00e8que de Babel (L\u2019univers que d\u2019autres appellent la Biblioth\u00e8que, se compose d\u2019un nombre ind\u00e9fini, et peut-\u00eatre infini, de galeries hexagonales, avec au centre de vastes puits d\u2019a\u00e9ration bord\u00e9s par des balustrades tr\u00e8s basses) Borges. Il faudrait en effet parler de livres univers, et non plus livres-objet. Ces ouvrages sont l\u2019occasion de voyages et de promenades et non pas pr\u00e9texte \u00e0 th\u00e9saurisation maniaque. Chaque livre est un \u00e9v\u00e8nement en ce qu\u2019il ouvre un espace singulier de confrontation entre image et texte (c\u2019est, je crois, le projet ce cette collection : aller au-del\u00e0 du texte commentaire et de l\u2019image-illustration). Chaque livre institue un nouveau jeu entre les figures et le langage : rencontres al\u00e9atoires, chocs ou d\u00e9fis, prolongement ou \u00e9cho, acc\u00e9l\u00e9ration r\u00e9ciproque, intrication, \u00e9tirement et confusion des traces \u00e9crites et figurales.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><div class=\"one_half last\">\nDe sorte que la r\u00e9ussite des livres de Richard Meier ne tient pas seulement \u00e0 la beaut\u00e9 intrins\u00e8que des images et des textes, mais \u00e0 la relation in\u00e9dite, \u00e0 l\u2019agencement subtil, qu\u2019un peintre et un \u00e9crivain, qui peuvent, \u00e0 l\u2019occasion, \u00eatre une seule et m\u00eame personne, ont su inventer. Se constitue ainsi, peu \u00e0 peu un r\u00e9pertoire de signes en tous genres : de la musique aux lettres, du rythme color\u00e9 \u00e0 celui des vocables. A l\u2019horizon de cette entreprise, on pourrait peut-\u00eatre retrouver le vieux r\u00eave d\u2019une \u00e9criture figurative ou d\u2019une image lisible, mais je dirais que c\u2019est plut\u00f4t dans l\u2019\u00e9cart entre ces deux types de trac\u00e9, \u201cd\u2019ichnographie\u201d, que se joue le plus int\u00e9ressant de la tentative. L\u2019\u00e9crivain et le peintre entrem\u00ealent des lignes qui cependant restent distinctes, et c\u2019est la distance creus\u00e9e entre elles qui tend l\u2019espace du livre (et non leur indiscernabilit\u00e9). L\u2019essentiel est de saisir chaque volume \u00e0 l\u2019\u00e9tat d\u2019explosion, comme la d\u00e9monstration visible de la plasticit\u00e9 d\u2019un monde. Voix. \u201cLe livre, les livres, tous les livres\u2026 commencent avec et par la dis-location qu\u2019ils d\u00e9tiennent\u201d Cette dis-location au commencement du livre, dont parle Maurice Blanchot, atteint ici un seuil de visibilit\u00e9 qui n\u2019est pas sans doute \u00e9tranger au sentiment violent de libert\u00e9 qui saisit quiconque feuillette quelques pages de cet ensemble. La vitalit\u00e9 ce cette collection a quelque chose d\u2019utopique : un espace a \u00e9t\u00e9 d\u00e9ploy\u00e9, propice au surgissement d\u2019interventions graphiques dont nous n\u2019avons encore aucune id\u00e9e. Espace en attente\u2026 qui tentera, \u00e0 n\u2019en douter plus d\u2019un \u201clecteur\u201d, plus d\u2019un peintre, plus d\u2019un \u00e9crivain\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pierre Gicquel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><\/div><div class=\"clearboth\"><\/div>\n[\/spb_text_block] [blank_spacer height=\u00a0\u00bb15&Prime; width=\u00a0\u00bb1\/1&Prime; el_position=\u00a0\u00bbfirst last\u00a0\u00bb] [fullwidth_text alt_background=\u00a0\u00bbalt-four\u00a0\u00bb width=\u00a0\u00bb1\/1&Prime; el_position=\u00a0\u00bbfirst last\u00a0\u00bb]\n<blockquote>\n<h1 style=\"text-align: center;\">\u00ab\u00a0\u2026 l\u2019essentiel est de saisir chaque volume \u00e0 l\u2019\u00e9tat d\u2019explosion comme la d\u00e9monstration visible de la plasticit\u00e9 d\u2019un monde.\u00a0\u00bb<\/h1>\n<\/blockquote>\n[\/fullwidth_text] [fullwidth_text alt_background=\u00a0\u00bbnone\u00a0\u00bb width=\u00a0\u00bb1\/3&Prime; el_position=\u00a0\u00bbfirst\u00a0\u00bb]\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1097\" alt=\"richard_NB2\" src=\"http:\/\/www.voixeditions.com\/newsite\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/richard_NB2.png\" width=\"270\" height=\"275\" srcset=\"http:\/\/www.voixeditions.com\/newsite\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/richard_NB2.png 270w, http:\/\/www.voixeditions.com\/newsite\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/richard_NB2-220x224.png 220w\" sizes=\"auto, (max-width: 270px) 100vw, 270px\" \/><\/p>\n[\/fullwidth_text] [fullwidth_text alt_background=\u00a0\u00bbnone\u00a0\u00bb width=\u00a0\u00bb2\/3&Prime; el_position=\u00a0\u00bblast\u00a0\u00bb]\n<p><strong>Richard Meier, \u00e9diteur et plasticien.<\/strong><\/p>\n<p>Richard Meier suit sa voie depuis plus de trente ans. Une voie polyphonique. Suivre sa voie ne signifie pas avoir vocation \u00e0. R.M. n&rsquo;est pas de ceux qui en ont une. Mais il sait se vouer \u00e0 ce qu&rsquo;il aime faire. Il suit sa voie sans regarder au loin, sans pr\u00e9voir. Il avance, pas \u00e0 pas, ou plut\u00f4t livre \u00e0 livre pour, au final, laisser des traces nettes, un vrai parcours. Un peu comme les voies de chemin de fer, des voies qui \u00e9pousent la g\u00e9ographie de la terre, et qui, quand c&rsquo;est n\u00e9cessaire, la heurte de front, la terre, en tunnels. Pour s&rsquo;y frayer un passage, une voie.<\/p>\n<p>Conduit par l&rsquo;envie, le d\u00e9sir, il \u00ab flashe \u00bb pour un texte, le travail d&rsquo;un artiste et il choisit, sur le champ, tr\u00e8s vite, presque \u00e0 l&rsquo;instinct, d&rsquo;en faire livre. Il sait ce qui fera livre ou ne le fera pas. \u00c0 chacun ses \u00e9prouvettes. Dick Higgins disait combien \u00e9tait cruciale l&rsquo;exp\u00e9rience de faire un livre et il ajoutait que la seule bonne question \u00e0 se poser, en en tournant les pages, \u00e9tait \u00ab De quoi ai-je fait l&rsquo;exp\u00e9rience ? \u00bb. Chaque livre n\u00e9 sous les auspices de Richard Meier est de l&rsquo;ordre de l&rsquo;exp\u00e9rience. Du \u00ab essayons \u00bb, de la prise de risques, du \u00ab osons l\u2019erreur \u00bb, de l&rsquo;interrogation, du questionnement, de l&rsquo;attente impatiente, de l&rsquo;\u00e9motion, du \u00e0 peu-pr\u00e8s, de la victoire, du \u00ab eur\u00eaka ! \u00bb<span style=\"color: #000000; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, Geneva, Swiss, SunSans-Regular; font-size: xx-small;\">\u2026<\/span><\/p>\n[\/fullwidth_text] [fullwidth_text title=\u00a0\u00bbDans l\u2019univers des \u00e9ditions Voix de Richard Meier et de Fernand Joseph Meyer\u00a0\u00bb alt_background=\u00a0\u00bbalt-three\u00a0\u00bb width=\u00a0\u00bb1\/1&Prime; el_position=\u00a0\u00bbfirst last\u00a0\u00bb]\n<p>&#8230;<\/p>\n<p><strong style=\"font-size: 13px;\"><em>Fernand Joseph Meyer\u00a0<\/em><\/strong><span style=\"font-size: 13px;\"> \u2014 \u00a0Imaginons un instant qu\u2019il n\u2019y a plus de litt\u00e9rature, qu\u2019il n\u2019y en a jamais eu et, pourquoi pas, qu\u2019il n\u2019y en a pas. Que son support mat\u00e9riel soit constitu\u00e9 de mots ou d\u2019illustrations, d\u2019encre ou de peinture, de ratures ou de coquilles\u2026 Imaginons que ce temps serait d\u00e9j\u00e0 advenu\u2026<\/span><\/p>\n<p><strong><em>Richard Meier<strong><em>\u00a0<\/em><\/strong>\u00a0\u2014 \u00a0<\/em><\/strong>Soit. Imaginons. Qu\u2019est-ce autre chose la litt\u00e9rature\u2026<\/p>\n<p><strong>Fernand Joseph Meyer<\/strong><em><strong><em>\u00a0<\/em><\/strong>\u00a0\u2014 \u00a0<\/em>\u2026 est-ce qu\u2019il ne s\u2019agit pas plut\u00f4t d\u2019une histoire de coup de d\u00e9s ?<\/p>\n<p><strong><em>Richard Meier<\/em>\u00a0<\/strong>\u2014 Le mieux, c\u2019est de mettre la main \u00e0 la p\u00e2te, de bousculer les pages du livre, faire mourir de belle mort l\u2019illustrateur et son alter-inego l\u2019auteur. Et d\u2019imaginer\u2026<\/p>\n<p><strong>Fernand Joseph Meyer<\/strong>\u00a0<strong><em>\u00a0<\/em><\/strong>\u00a0\u2014 \u00a0Une fulgurante machination par laquelle se cheville le livre, au fil des pages, \u201c\u00e0 fleur de voix\u201d, au b\u00e9n\u00e9fice des blancs et des mots, des couleurs et des lettrages\u2026 (\u201cl\u2019an deuxmil approche\/jolis pinsons du si\u00e8cle suivant\/je construis une \u00e8re vaste\/o\u00f9 les sens s\u2019habillent de mots\u201d\u2026)<\/p>\n<p><em><strong>Richard Meier\u00a0<\/strong><\/em>\u2014 Qui a dit qu\u2019il y a toujours un lapsus qui acc\u00e9l\u00e8re l\u2019incendie du soleil ? par suite de d\u00e9rive Lyrico\u00efde, l\u2019entretien s\u2019arr\u00eate brutalement.<br \/>\nR.M. et F.J.M. vont jouer ailleurs. Dans une biblioth\u00e8que, par exemple. Un claquement de doigts, et un index affiche une phrase peu connue : \u201cTout livre est donc utile, qui nous apprend \u00e0 distancer la simple lecture et nous donne l\u2019id\u00e9e de voir dans la lettre, \u00e0 l\u2019\u00e9gal des anciens calligraphes, la projection \u00e9nigmatique de notre propre corps.\u201d<\/p>\n<p>Elle est de Roland Barthes. R.M. et F.J.M. croisent la \u2018dixneuviemarde\u2019 Emma Bovary qui se frictionne les tempes afin d\u2019assumer sa reconversion de lectrice. Elle d\u00e9cide de br\u00fbler ses rayonnages de livres. Elle va d\u00e9m\u00e9nager et s\u2019installer dans une maison de verre h\u00e9lico\u00efdale. Elle y vivra avec des livres ouverts :\u201dWanderungen eines Caspar David\u201d de Michel G\u00e9rard, \u201cL\u2019embarcation des anges\u201d de Kaeppelin\/Gatard, \u201cPrintage\u201d de Daniel Humair. Et peut-\u00eatre aussi : \u201cPaul des oiseaux\u201d de Alain Borer. Pour jeter un froid, risquons un aphorisme : \u201cM\u00e9lons racines et id\u00e9es car le livre exhale des mousses profondes\u201d \u00e7a plaira \u00e0 ma cousine qui aime le Japon et \u00e0 qui la nuit va comme un gant.<\/p>\n[\/fullwidth_text] [fullwidth_text alt_background=\u00a0\u00bbnone\u00a0\u00bb width=\u00a0\u00bb1\/1&Prime; el_position=\u00a0\u00bbfirst last\u00a0\u00bb]\n<h2 style=\"text-align: center;\">Avec leurs mots\u2026<\/h2>\n[\/fullwidth_text] [boxed_content title=\u00a0\u00bbV\u00e9ronique Vassiliou\u00a0\u00bb type=\u00a0\u00bbcoloured\u00a0\u00bb pb_margin_bottom=\u00a0\u00bbno\u00a0\u00bb width=\u00a0\u00bb1\/2&Prime; el_position=\u00a0\u00bbfirst\u00a0\u00bb]\n<p><strong>VITE VOIX VITE<\/strong><\/p>\n<p><strong>VOIE<\/strong>\u00a0\/ Richard Meier suit sa voie depuis plus de vingt ans. Une voie polyphonique. Suivre sa voie ne signifie pas avoir vocation \u00e0. R.M. n\u2019est pas de ceux qui en ont une. Mais il sait se vouer \u00e0 ce qu\u2019il aime faire. Il suit sa voie sans regarder au loin, sans pr\u00e9voir. Il avance, pas \u00e0 pas, ou plut\u00f4t livre \u00e0 livre pour, au final, laisser des traces nettes, un vrai parcours. Un peu comme les voies de chemin de fer, des voies qui \u00e9pousent la g\u00e9ographie de la terre, et qui, quand c\u2019est n\u00e9cessaire, la heurte de front, en tunnels. Pour s\u2019y frayer un passage, une voie.<\/p>\n<p>Conduit par l\u2019envie, le d\u00e9sir, il \u201cflashe\u201d pour un texte, le travail d\u2019un artiste et il choisit, sur le champ, tr\u00e8s vite, presque \u00e0 l\u2019instinct, d\u2019en faire livre. Il sait ce qui fera livre ou ne le fera pas. \u00e0 chacun ses \u00e9prouvettes. Dick Higgins disait combien \u00e9tait cruciale l\u2019exp\u00e9rience de faire un livre et il ajoutait que la seule bonne question \u00e0 se poser, en tournant les pages \u00e9tait \u201cDe quoi ai-je fait l\u2019exp\u00e9rience ?\u201d. Chaque livre n\u00e9 sous les auspices de Richard Meier est de l\u2019ordre de l\u2019exp\u00e9rience. Du \u201cessayons\u201d, de la prise de risques, du \u201cosons l\u2019erreur\u201d, de l\u2019interrogation, du questionnement, de l\u2019attente impatiente, de l\u2019\u00e9motion, du \u00e0 peu pr\u00e8s, de la victoire, du \u201ceur\u00eaka !\u201d\u2026<\/p>\n<p><strong>FAIRE livre<\/strong><strong>\u00a0\/<\/strong>\u00a0Comme on dirait faire \u0153uvre. Commerce et R.M. sont radicalement antonymes. Voix \u00e9ditions, c\u2019est se contenter de donner la parole aux livres. Nous sommes dans la post-\u00e8re de la reproductibilit\u00e9 de travaux d\u2019artistes (pour ne pas dire \u0153uvre d\u2019art). Dans une multiplication des livres comme autant de galeries (R.M. n\u2019est cependant pas Dieu le p\u00e8re, rien ne lui tombe du ciel. Et, il y va au charbon pour les fa\u00e7onner de ses mains, les livres). Des galeries ambulantes, \u00e9ph\u00e9m\u00e8res, p\u00e9rissables, des galeries de rien du tout, de pas-grand-chose. Et chacun sait que la beaut\u00e9 est saisissante, parfois, pour qui sait la voir, hors clinquant, off, dans le presque rien.<\/p>\n<p><strong>VOIX<\/strong><strong>\u00a0<\/strong>\/ R\u00e9solument, Richard Meier ne se cache pas \u00e0 Elne. Il appara\u00eet bri\u00e8vement, enthousiaste, vif, au march\u00e9 de ceci, \u00e0 la foire de cela. Il s\u2019efface, derri\u00e8re ses livres et les artistes, les auteurs avec lesquels il travaille. IL fait trace pourtant. Et lui qui travaille comme un tourbillon, lui qui fait tout dans l\u2019urgence, c\u2019est le temps qui donne sens \u00e0 son travail.<\/p>\n[\/boxed_content] [boxed_content title=\u00a0\u00bbPierre Gicquel\u00a0\u00bb type=\u00a0\u00bbcoloured\u00a0\u00bb pb_margin_bottom=\u00a0\u00bbyes\u00a0\u00bb width=\u00a0\u00bb1\/2&Prime; el_position=\u00a0\u00bblast\u00a0\u00bb]\n<p>Qui me dit Voix me dit d\u00e9j\u00e0 Voir, parcourir le singulier, me perdre dans les irr\u00e9gularit\u00e9s, capter la proie qu\u2019est le livre, aussi insaisissable qu\u2019il m\u2019est donn\u00e9 d\u2019\u00e9crire ou de lire. Les volumes demeurent \u00e9trangers l\u2019un \u00e0 l\u2019autre, et pourtant de multiples qualit\u00e9s les lient, parfois ils se fr\u00f4lent, maintenant du verbal \u00e0 la vue, du visible au lisible, les distances n\u00e9cessaires pour des rencontres ult\u00e9rieures et secr\u00e8tes.Si leur nombre n\u2019autorise pas la confusion, il permet un d\u00e9sordre accueillant, que les titres soulignent, croisant le fer de la bizarrerie, jetant les filets aux mailles impr\u00e9cises, monstres neufs d\u2019\u00e9l\u00e9gance et de co\u00efncidences. Un titre na\u00eet le plus souvent d\u2019une seconde d\u2019inattention qui sert d\u2019appui, Dis au peintre de se taire, Trois et quatre Brefves, L\u2019effarant ohare errant, Tu me fais tourner la t\u00eate, Toupie de chair, Danse macabre, L\u2019exercice de la Bataille. Devant ces signaux turbulents, on peut se perdre, quitter les fortifications, les risques sont plus grands si l\u2019on choisit la sinuosit\u00e9, si l\u2019on accepte l\u2019id\u00e9e de la contamination. Et si je prends L\u2019embarcation des anges comme L\u2019homme de la ligne, Les Fables sont des Electrogrammes, des Coupes, des tailles, des formes, la Vie sordide ou la Derni\u00e8re Fondation, les titres basculent, formant des paris o\u00f9 l\u2019on s\u2019engage ; les titres sont des aimants, \u00e9pris du bonheur de faire cause commune avec le livre, Run, bain de minuit m\u2019attire, irais-je faire le saut ?<\/p>\n<p>Ah ! le monde est donc cette chose. Eh oui ! je devine l\u2019exp\u00e9rience toujours renouvelable, Babil tiss\u00e9 \u00e0 la pointe des Fables, d\u00e9veloppant le simple et l\u2019aigu, La panoplie du peintre chasseur. Les titres forment des tribus, je les vois tour \u00e0 tour \u00e9changistes et polygames, onanistes et solitaires, Coutures. La d\u00e9couverte du cercle dense, c\u2019est bien cela, quand nous quittons Les continents du tr\u00e9sor, Au temps des boules, de l\u2019Eldorado, avec L\u2019ardente patience d\u2019un Ramassage de nuit. Mon \u0153il se pla\u00eet \u00e0 feuilleter les titres, \u00e0 les voir s\u2019\u00e9chapper de leur abri, s\u2019exhiber saillants et inventifs, guettant l\u2019autre pour s\u2019\u00e9loigner ou s\u2019accoler, mots qu\u2019encadre une couverture, ou s\u2019enrichit la liste. Le po\u00e8me s\u2019\u00e9difie sur des rencontres, c\u2019est ce que me font percevoir ces Voix que je n\u2019entends d\u00e9sormais qu\u2019au pluriel, quelqu\u2019un s\u2019est post\u00e9 l\u00e0, tout pr\u00e8s, recueillant un \u00e0 un les chants, les sauts, les heurts. Quelqu\u2019un qui entre les livres guette, traverse et capte, Richard jette un gant et le retourne, offrant \u00e0 la main l\u2019ouvrage qui s\u2019ach\u00e8ve.<\/p>\n[\/boxed_content] [boxed_content title=\u00a0\u00bbClaude Mass\u00e9\u00a0\u00bb type=\u00a0\u00bbcoloured\u00a0\u00bb pb_margin_bottom=\u00a0\u00bbyes\u00a0\u00bb width=\u00a0\u00bb1\/3&Prime; el_position=\u00a0\u00bbfirst\u00a0\u00bb]\n<p>Un franc bonjour \u00e0 tous les amis<\/p>\n<p>Parmi les nombreux \u00e9diteurs que j\u2019ai c\u00f4toy\u00e9s, Richard Meier est un artiste. Il est de la lign\u00e9e de P.A Benoit, de Gaston Puel. Plasticien, il a un go\u00fbt inn\u00e9 pour la qualit\u00e9 de ses ouvrages. Aucun ne ressemble \u00e0 l\u2019autre, petit, grand, color\u00e9, travaill\u00e9 \u00e0 l\u2019extr\u00eame; Richard est un passionn\u00e9 de l\u2019\u00e9criture, de la peinture, du dessin, du papier, de la forme, de la communication, de ses \u00e9ditions et de l\u2019amiti\u00e9. On sent l\u2019amour qu\u2019il porte \u00e0 l\u2019auteur en donnant \u00e0 l\u2019ouvrage qu\u2019il con\u00e7oit un v\u00e9ritable soutien et personnalit\u00e9.<br \/>\nPourquoi ne pas le dire-je lui dois beaucoup.<\/p>\n<p><em>Perpignan, 16 f\u00e9vrier 2006.<\/em><\/p>\n[\/boxed_content] [boxed_content title=\u00a0\u00bbJocelyne Joussemet\u00a0\u00bb type=\u00a0\u00bbcoloured\u00a0\u00bb pb_margin_bottom=\u00a0\u00bbyes\u00a0\u00bb width=\u00a0\u00bb2\/3&Prime; el_position=\u00a0\u00bblast\u00a0\u00bb]\n<p>La M\u00e9diath\u00e8que de Perpignan poursuit avec l\u2019exposition consacr\u00e9e \u00e0 Richard Meier plasticien et \u00e9diteur une politique de mise en valeur d\u2019un aspect du livre peu connu du grand public puisqu\u2019il s\u2019agit de livres qui assemblent et entrem\u00ealent L\u2019\u00e9criture la peinture ou le dessin sans consid\u00e9ration hi\u00e9rarchique de l\u2019un sur l\u2019autre en toute connivence entre l\u2019un et l\u2019autre. Dans le travail de \u00ab livritude \u00bb que r\u00e9alise Richard Meier il entretient des relations uniques et singuli\u00e8res avec les auteurs. Richard Meier a \u00e9t\u00e9 professeur \u00e0 l\u2019\u00e9cole d\u2019art de Metz jusqu\u2019en f\u00e9vrier 2004. Il vit actuellement \u00e0 Elne. Plasticien il a rempli une multitude de carnets de ses id\u00e9es, projets, croquis et cr\u00e9ations, il a aussi r\u00e9alis\u00e9 des oeuvres de grand format mais il aime \u00e0 mettre surtout en avant son \u00ab \u00e9tat \u00bb de directeur des \u00e9ditions VOIX depuis 1982\u2026 et directeur\u2026 il l\u2019est pleinement puisqu\u2019il dirige au sens \u00e9tymologique du terme, il aligne il ordonne tout ce qui peut contribuer \u00e0 l\u2019art de \u00ab faire livre \u00bb, une singularit\u00e9 qui s\u2019exprime aussi par la cr\u00e9ation en 1999 de la collection de po\u00e9sie Vents contraires qui \u00ab s\u2019int\u00e9resse aux textes \u00e9crits pour la voix et plus largement, \u00e0 ceux qui ont un rapport tangible \u00e0 l\u2019oralit\u00e9 \u00bb. A travers ses \u00e9ditions Richard Meier tente de mettre en harmonie l\u2019art de l\u2019espace et l\u2019art du temps.<\/p>\n<p>Richard Meier a constitu\u00e9 un catalogue de plus de 250 titres dont des textes et dessins de Gao Xingjian prix Nobel de litt\u00e9rature en 2000.<\/p>\n[\/boxed_content] [blank_spacer height=\u00a0\u00bb60px\u00a0\u00bb width=\u00a0\u00bb1\/1&Prime; el_position=\u00a0\u00bbfirst last\u00a0\u00bb]\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[blank_spacer height=\u00a0\u00bb30px\u00a0\u00bb width=\u00a0\u00bb1\/1&Prime; el_position=\u00a0\u00bbfirst last\u00a0\u00bb] [spb_text_block pb_margin_bottom=\u00a0\u00bbno\u00a0\u00bb pb_border_bottom=\u00a0\u00bbno\u00a0\u00bb width=\u00a0\u00bb1\/1&Prime; el_position=\u00a0\u00bbfirst last\u00a0\u00bb] Dans l\u2019univers des \u00e9ditions Voix de Richard Meier [\/spb_text_block] [blank_spacer height=\u00a0\u00bb15&Prime; width=\u00a0\u00bb1\/1&Prime; el_position=\u00a0\u00bbfirst last\u00a0\u00bb] [fullwidth_text alt_background=\u00a0\u00bbalt-four\u00a0\u00bb width=\u00a0\u00bb1\/1&Prime; el_position=\u00a0\u00bbfirst last\u00a0\u00bb] \u00ab\u00a0\u2026 l\u2019essentiel est de saisir chaque volume \u00e0 l\u2019\u00e9tat d\u2019explosion comme la d\u00e9monstration visible de la plasticit\u00e9 d\u2019un monde.\u00a0\u00bb [\/fullwidth_text] [fullwidth_text alt_background=\u00a0\u00bbnone\u00a0\u00bb width=\u00a0\u00bb1\/3&Prime; el_position=\u00a0\u00bbfirst\u00a0\u00bb] [\/fullwidth_text] [fullwidth_text alt_background=\u00a0\u00bbnone\u00a0\u00bb width=\u00a0\u00bb2\/3&Prime; el_position=\u00a0\u00bblast\u00a0\u00bb] Richard [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":1,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-725","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.voixeditions.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/725","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.voixeditions.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.voixeditions.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.voixeditions.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.voixeditions.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=725"}],"version-history":[{"count":25,"href":"http:\/\/www.voixeditions.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/725\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1166,"href":"http:\/\/www.voixeditions.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/725\/revisions\/1166"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.voixeditions.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=725"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}